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Bienvenu, sur ce blog vous y trouverez mes romans, il raconte tous une Histoire d'amour entre deux Garçon.

-Le premier "Croisiére" Raconte l'histoire ou plutot le coup de foudre de Maxime est Jeremy, mais pour certain acorder sa confiance a l'autre est tres dificile [Terminer]

-Le Dexiéme "Le dessin"

Un nouveau Chapitre tout les vendredi Soir

# Posté le jeudi 12 février 2009 04:33

Modifié le dimanche 17 mai 2009 04:44

SOMMAIRE


Croisiére


Premiére Partie

Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26

-- Mini-Bilan --

Deuxiéme Partie

Chapitre 27
Chapitre 28
Chapitre 29
Chapitre 30
Chapitre 31
Chapitre 32
Chapitre 33
Chapitre 34
Chapitre 35
Chapitre 36
Chapitre 37
Chapitre 38
Chapitre 39
Chapitre 40
Chapitre 41
Chapitre 42
Chapitre 43 EPILOGUE

Photo et presantation de L'Auteur

Le dessin

Premiére Partie

Chapitre 1
SOMMAIRE

# Posté le jeudi 12 février 2009 04:36

Modifié le dimanche 17 mai 2009 04:36

Premiére Partie, Chapitre 1



C'était le mois de Juin et il faisait déjà très chaud sur la Côte d'Azur. Le meilleur ami de mon grand frère m'avait invité à passer la journée sur son bateau avec eux. Eux, c'est mon frère Nico, sa copine Isa, le pote Vincent et sa copine Gertrude. Ouais, je sais moi aussi je me suis marré quand on m'a dit qu'elle s'appelait Gertrude, mais quand tu vois la bombasse que c'est tu rigoles moins. Enfin, ça voulait donc dire que je serais le seul célibataire à bord –pour changer !
Nico m'avait prévenu ; le bateau en question ressemble plus à un rafiot survivant de la Guerre Mondiale qu'à un yacht privé, donc si j'allais avoir le mal de mer, vaudrait peut-être mieux que je ne vienne pas. C'est pas pour me jeter ou quoi, mais comme déjà je suis malade en bus... enfin, je vois, quoi ?
Toujours aussi, sympa, le frère.
L'encrage du bateau, c'est le port de Villefranche-sur-Mer. Ainsi, nous partîmes de la maison très tôt. C'est-à-dire 10h30 à peu près. Il faisait déjà 27 degrés, donc on avait les fenêtres de l'Audi ouvertes et la musique à fond. La mer était splendide ce jour là, un dégradé du bleu turquoise près de la plage au foncé du large. J'avais vraiment hâte de m'y jeter.
Arrivés au port vers 11h, Vincent nous avait déjà appelés 15 fois sur le portable de mon frère pour nous demander qu'est ce qu'on faisait bordel.
Il faut un pass pour pouvoir se garer au port, donc Vincent est venu nous accueillir au portail. On se fait les salutations coutumières, Vincent me dit :
« C'est cool que tu sois venu ! »
Ca m'a fait plaisir. Il est pas mal dans son genre Vincent. Ah ouais je ne vous ai pas dit, Vincent et Nico ont 25 ans. Moi j'en ai 20. Donc y a quand même une petite différence. Mais je me souviens une fois d'avoir surpris Nico et Vincent et un autre pote dans la chambre de mon frère quand j'avais 11 ans. Ils étaient en train de regarder un porno et de se masturber. Chacun son sexe, mais j'avais déjà été émerveillé par la vaillance de Vincent à l'époque. Depuis j'ai toujours eu une affection spéciale pour lui.
On rentre à pied dans le port, les petits bateaux de plaisance sont gentiment alignés le long des jetées, quelques voiliers de 15m, mais rien de trop jet-set. J'étais anxieux de découvrir le fameux rafiot qui en était à sa première sortie depuis 3 ans et que Vincent avait entièrement retapé avec son père.
Au port, deux ouvriers bossaient sur un chalutier en cales sèches tandis qu'une famille BCBG tous habillés pareils montaient sur un voilier blanc. Apparemment, il faisait trop chaud pour les mouettes et ça m'a un peu manqué.
Au bout de la dernière jetée, je reconnus Gertrude, assise sur un joli petit bateau en bois. S'il était vieux, le lifting lui avait réussi. Sa peinture bleue était nickel et le laquage était irréprochable mais sentait fort. Avec l'odeur du sel marin et la chaleur ambiante, c'était un peu rustique. Le « Serengeti Dream » faisait 5m à tout cassé, et avait une petite cabine sous le poste de pilotage (enfin la barre et une manette avec juste ON et OFF). Je reste néanmoins persuadé que si l'on se serait mis tous les 5 à la poupe en même temps, on aurait coulé à pic... Enfin, déjà c'était sympa d'être là.
Nico et Isa sont allés se changer dans la petite cabine tandis que Vincent défaisait les n½uds des cordes d'amarrages. Il est remonté à bord avec un grand sourire pour moi et en disant « En route mauvaise troupe ! » Il s'installa à la barre et mis la casquette de capitaine de son père. Je regardais vers l'avant du bateau avec anticipation. Et alors, je ne sais pas si c'est le grand bruit de claquage, l'odeur de brûlé ou le « ET MEEEEERDE ! » sauvage de Vincent qui m'ont alertés, mais j'ai assez vite compris que notre ballade en mer pouvait être compromise.
Mon frère est sorti en maillot de bain de la calle en criant « Putain, c'est quoi ça ? »
« C'est ce moteur de mes deux là ! Il a encore lâché ! »
Dans la calle, j'entendais Isa crier « Nico ! Ferme la porte ! Je suis à moitié à poil encore ! » « Tout le monde s'en fout ! » rétorqua mon frère. Et il avait bien raison en ce qui me concerne, même si aucun ne savait encore que je suis gay.
« Bon Gertrude » l'apostropha Vincent « Rend toi utile un peu... Va voir à la capitainerie s'ils ont pas une boîte à outils de dispo. »
« Ah non, mince, je suis déjà en bikini et j'ai mis ma crème... Je vais pas aller me promener comme ça devant les ouvriers... »
« T'inquiète j'y vais ! » me dévouais-je.
« Ah merci, Max ! C'est cool, tu demandes juste la boîte à outil normale. »
« Ok. Euh... la capitainerie, c'est bien le hangar là-bas avec marqué capitainerie au-dessus ? »
« Ah on te l'a fait pas à toi, hein ? »
Moyennement vexé, j'acceptais la vanne et me dirigeais vers le hangar. Après avoir été en plein soleil, le hangar me semblait bien sombre et j'entrais en essayant de trouver quelqu'un.
Et c'est là qu'il est apparut, comme une vision de rêve, au fond du hangar.
Un garçon de peut-être 16 ou 17 ans. Il portait un polo blanc avec des gravures bleues et écrit en insigne « Capitainerie de Villefranche-Sur-Mer ». Son short blanc était assorti et je devinais des jambes fines mais musclées.
La première chose qui me fit flasher, c'est son magnifique sourire quand il s'est approché de moi. Il m'a demandé avec une voix presque grave, mais encore un peu cassée :
« Je peux vous aider M'sieur ? »
J'étais trop troublé pour répondre de suite. Non seulement parce qu'il semblait être un trop beau gosse, mais aussi par le fait d'avoir été appelé Monsieur. Ca va, j'ai 20 ans ; est-ce que je le traite de Monsieur moi ?
« Euh, oui... enfin j'espère... euh... Je suis avec le propriétaire du Serengeti Dream et on a un léger problème de moteur. »
« Ah bon ? Pourtant on l'a vérifié ce matin, il marchait super ! »
« Ouais, ben là en l'occurrence, pas trop... »
« Bon, faut juste que je finisse un dossier de dédouanement pour mon chef et j'arrive dans 2 minutes. Désolé de vous faire attendre.»
Au fur et à mesure que mes yeux s'habituaient à l'obscurité, je me rendais compte que ce garçon n'était pas juste beau; c'était un véritable canon. Le genre de garçon qui te fait presque t'évanouir quand tu le croises dans la rue. Cheveux courts, brun clair, il avait les yeux verts, un joli visage doux et un bronzage à peine entamé. Sans être petit, il faisait quelques centimètres de moins que moi. Je devinais qu'il devait bosser ici pour l'été, histoire de se faire un peu d'argent de poche.
« Non, en fait, mon ami m'a demandé si vous n'aviez pas une boîte à outils ? Il semble s'y connaître... »
« Si, bien sûr, je vous apporte ça tout de suite ! Euh... la boîte basique ça suffira non, pour le Serengeti ? »
« Il m'a juste dit une boîte normale... »
« Oui, je vois très bien, je vous l'apporte. »
Il s'en retourna en courant. Je le suivais des yeux en m'autorisant tout de même à jeter un coup d'½il à son derrière. Il disparut derrière une étagère. J'essayais de reprendre mon souffle et mes esprits. Il revint quelques instants plus tard avec une grosse boîte à outils rouge dans la main gauche.
« Voilà ! » me tendit-il la boîte en affichant une nouvelle fois son magnifique sourire. Complètement sous le charme, j'ai failli faire tomber la boîte à outils sur mes pieds.
« Oh là ! Elle est lourde ! »
Je dû la tenir à deux mains et encore, j'avais du mal. Il devait être super puissant pour la porter juste d'une main !
« Ah oui ? » s'étonna-t-il « Dans ce cas, laissez moi la prendre, je vous accompagne au bateau. »
« Non, non t'inquiète, j'y arriverais et t'as ton dédouanement à faire pour ton chef ! »
Ca le fit sourire, mais il me prit quand même la boîte des mains en me précédant.
« Allons monsieur ! On est là pour ça ! »
Je dois dire que d'habitude je préfère les garçons rebelles, mais là, un adolescent aussi poli et bien élevé, c'était troublant. Surtout avec un corps aussi bien foutu ! Regardez-moi ça, me dis-je, en l'observant maintenant au soleil, tenant toujours la lourde boîte d'un seul bras.
En marchant à côté de lui, je regardais ses jambes musclées aux poils éclaircis par le soleil. Bien plus bronzé que je ne l'avais cru au début, ses jambes étaient tout de même un peu rougies.
« Tu sais » lui dis-je « Tu devrais mettre de la crème solaire, tu commences à brûler sur les jambes. »
« Ah ? » il sembla un peu étonné que je lui parle comme ça. « Oui, vous avez raison. J'en mets un peu depuis aujourd'hui, mais j'ai commencé la semaine dernière et je n'en avais pas mis du tout au début. »
« Eh ouais, il faut se protéger ! »
« Et là c'est rien, faut voir mon dos ! » dit-il fièrement « On était au chantier en plein soleil toute l'après-midi hier et maintenant, tout nu, je ressemble au dernier des mohicans ! »
Pas si timide que ça, finalement...
« Ah oui ? Fait voir ça ! »
Il s'arrêta de marcher et posa la boîte à outil sur le ponton. Il se mit sur la pointe des pieds pour regarder vers la capitainerie que son chef ne le voie pas. En regardant, il avait la bouche légèrement ouverte et son cou exposé, révélant sur sa douce peau quelques grains de beauté aux endroits que j'aurais voulu embrasser.
Il me regarda avec un sourire un peu embarrassé et attrapa le bas de son polo.

# Posté le jeudi 12 février 2009 04:40

Modifié le vendredi 13 février 2009 10:26

Chapitre 2

Excité ? Moi ? Sans doute, mais je ne sais pas si c'est le mot juste. Je dirais plutôt ému. Bon, ce n'est pas qu'il était 'canon' genre le beau gosse à l'américaine. Mais il avait énormément de charme. Plus que ça. Si on m'avait demandé de l'épouser sur le champ, j'aurais dit oui sans hésiter. Ses dents ne sont pas parfaitement droites, il a les canines qui dépassent un peu de chaque côté. Ca le rend encore plus craquant. Pour moi je veux dire.
Eh oui, c'était un coup de foudre. Je n'avais jamais eu ça auparavant. Mais voilà, en moins de 10 minutes, j'avais réussi à tomber amoureux de ce garçon, de ce lycéen qui avait soulevé son polo blanc pour me montrer son coup de soleil et qui maintenant se regardait le nombril.
Son ventre n'avait pas encore de véritables plaquettes de chocolat, mais était fin et bien dessiné. Il avait relevé son polo jusqu'au dessus de ses tétons. Complètement imberbe, son torse était très rouge. Trop rouge.
D'instinct, je posai ma main délicatement sur son ventre. Il inspira profondément en gémissant et en fermant ses paupières.
« Excuse moi ! » m'écriais-je. « Je voulais pas te faire mal ! »
« Ce n'est pas grave, Monsieur ! »
Il laissa retomber son polo sur son ventre. Mais j'ai eu le temps de remarquer à quel point sa peau était douce et chaude à cause du coup de soleil. Et quand il respire profondément, on voit bien ses côtes sous sa peau.
Mais déjà, l'instant était passé et il fallait retourner vers le bateau. Retourner et faire semblant que je ne venais pas de rencontrer l'homme de ma vie.
« Bonjour messieurs dames ! » s'écria le garçon en arrivant au bateau. « Permission de monter à bord, capitaine ? »
« Mais ouais, Jérémie, monte. » lui dit Vincent.
Jérémie, donc. Mais Jérémy « y grecque » ou Jérémie « ie » ? Tu ne voulais pas préciser Vincent ? Non, mais c'est pour les faire parts de mariage, autant qu'ils soient correctes !
Nico examinait déjà le moteur d'un ½il expert, même s'il n'y connaît rien. A l'avant du bateau, les filles s'étaient installées tranquillement, bikinis, lunettes de soleil, crème auto bronzante, Vogue Magasine pour Isa et 20ans pour Gertrude. Je n'avais pas amené mon Têtu, mais j'aurais bien voulu.
Jérémie m'avait donné la main pour m'aider à remonter sur le bateau. Le pont était un peu étroit à 4, donc je me tenais juste derrière mon jeune homme. Il avait commencé à dévisser quelques boulons avec Vincent. Faisant semblant de m'intéresser au moteur, je me penchai par-dessus Jérémie et en profitai pour m'emplir les poumons de son parfum.
Bon, il sentait quand même pas mal la crème solaire, donc j'avais du mal à deviner les notes légères qui constitueraient le vrai Jérémie. Je sais que ça fait cliché, mais l'idée qui me vint à l'esprit à ce moment c'était 'Ce garçon, il sent les vacances, la plage et le sable chaud !'
J'étais dans un autre monde lorsqu'il se redressa en disant :
« Ca devrait aller, là ! »
D'ailleurs je n'ai pas eu le temps de me pousser et il se tapa le dos contre mon torse et l'épaule contre mon menton. Il inspira fortement à nouveau, mais en se retenant de gémir. Je l'ai eu pile dans les coups de soleil. Je lui fis un sourire gêné en murmurant :
« Désolé, Jérèm' ! »
« T'inquiète ! » souffla-t-il avec un clin d'oeil
Là, c'en était trop ! Trop beau, trop craquant, trop impertinent et arrogant d'oser me tutoyer comme ça ! J'ai adoré, c'était notre premier moment vraiment complice. Je n'entendais plus Vincent lui dire d'essayer le moteur, de retenter, ou Nico qui demandait si y avait assez d'huile. J'étais assis simplement sur la rambarde, ne pouvant quitter Jérémie des yeux. Et tant pis si les autres remarquent.
Il avait l'air tellement professionnel, tellement habile, tellement bien, tout simplement.
C'est le vrombissement du moteur qui me sortit de ma rêverie.
« Eh ben voilà ! » s'exclama Vincent « Elle remarche Titine ! »
Jérémie nous fit un grand sourire et descendit du bateau à mon grand regret. On ne pouvait pas l'amener avec nous ?
Vincent le remercia comme il se doit et Jérémie commença à défaire les n½uds d'amarrage. Nico se tint à côté de Vincent aux commandes.
J'en profitais pour demander à Jérémy :
« Ton chef va pas t'engueuler pour les papiers de dédouanement ? »
« Ne vous inquiétez pas, Monsieur » me dit-il avec un regard enjoué « Il comprendra ! »
Même sous le charme, je n'oubliais pas le tutoiement de tout à l'heure.
« Bon ben salut alors ! » lui dis-je.
« Comme on dit dans la marine, Monsieur : Bon vent ! »

Et notre petite embarcation commença à se diriger sur les flots et loin de Jérémie que j'observais retourner au pas de course vers la capitainerie.
« Il est bien ce petit, hein ? » m'écriais-je aux autres.
« Qui, Jérémie ? » répondit Vincent « Ouais, il est nouveau, mais il est très sympa. Et serviable en plus. »
« Arrête ! » lança Nico « T'as vu comment il se la pète ? 'Ouiiiii, Monsieur Dames, hon hon hon, permission de monter à bord ?' J'te jure... Deux baffes ! »
Non je n'ai pas noyé mon frère ce jour là, mais la tentation était grande. En ce qui me concerne, je n'avais qu'une envie, c'était de retourner à Terre retrouver mon mec !

# Posté le jeudi 12 février 2009 04:45

Chapitre 3

C'était génial de sentir le vent dans mon visage alors que le Serengeti Dream surfait sur les vagues de la Méditerranée. Enfin, les vagues... déjà la Méditerranée, c'est pas la mer la plus secouée, mais en plus, là on était dans une rade, donc c'était plus plat qu'un lac suisse. Du coup, on avait plus l'impression de voler que de voguer.
En revanche, le cadre est magnifique. La rade est un amphithéâtre immense avec les vertes collines du Mont Boron et du Cap Ferrat en spectateurs. Comme un souffleur au ras des flots, le vieux Villefranche avec la sonnerie de son clocher, les négociations de son marché et la clameur de ses cafés donne, au loin, le rythme du début de l'été. S'élançant d'un coin de la scène toute maritime, voici le Serengeti Dream qui pétarade entre les voiliers et yachts de plaisance.
A son bord, un jeune homme de 20 ans observe les vagues que produit son moteur, le c½ur sur un petit nuage.
Niçois et fier de l'être, je suis également fier d'être moitié norvégien. C'est du côté de ma mère. Si j'ai bien obtenu sa blondeur, je dois être le seul norvégien à avoir les yeux marrons –ceux de mon père. Nico, lui, c'est du pur norvégien à 100%. Mais bon au moins, moi je peux bronzer un peu. Nico c'est soit blanc pâle, soit rouge, au choix.
Couvert de crème de partout et ayant demandé à Isa de m'en mettre sur le dos, j'étais certain de ne pas terminer dans le même état que Jérémie.
Vincent coupa le moteur du bateau alors que l'on approchait d'une crique rocheuse du Cap Ferrat. Dés lors, plus un bruit. A part le clapotis de notre barque sur l'eau. Puis, après quelques secondes, les cigales du Cap commencèrent à siffler.
« Nico » appela Vincent « Jette l'ancre tu veux ? »
« Ouais sans problèmes ! »
« Mais attache-le d'abord au bateau ! » lui dis-je, ne plaisantant qu'à moitié.
« Vas-y, Maxime, prend moi pas pour Obélix ! Attend d'être dans l'eau, tu vas voir ce que tu vas prendre ! »
Mais je n'avais pas envie de rentrer dans l'eau. Ma rencontre avec Jérémie m'avait marqué. Et comment faire pour lui parler à nouveau ? Sera-t-il seulement au port quand on rentrera ce soir ? Et même s'il l'est ? Comment faire pour le revoir après ? Trouver et perdre un garçon aussi bien en une journée, ce n'est pas possible !
Vincent et Nico ne m'ont pas attendu pour se jeter à l'eau et se couler l'un l'autre. Devant, les filles n'avaient quasiment pas bronché depuis qu'on avait quitté le port. Gertrude fumait langoureusement une cigarette, mais c'était sans doute le seul effort qu'elle voulait faire de la journée.
Rêvant au ventre de Jérémie, je m'allongeais donc entre les deux filles, avec mes pieds en direction de leurs magasines. Je penchai ma tête en arrière pour me rendre compte qu'elle dépassait du bord du bateau. En me penchant loin, j'avais la tête à l'envers ; le ciel devint un sol infini et la mer le plafond. Le Cap Ferrat montait et descendait au gré des vagues.
'Qu'est ce que ça doit être bon de faire l'amour avec Jérémie' me dis-je à moi-même. Dans mon esprit, je commençai à le foutre nu, en 'dernier des mohicans', à l'embrasser partout pour apaiser la douleur du soleil. Sur le haut de son torse en descendant vers ses tétons, je lécherais tous les reliefs de son abdomen à son nombril 'Tu le regarderas plus pareil, ton nombril, hein ?' Puis j'arriverais à son petit short blanc de marin pour y trouver ce qui avait le plus besoin d'être apaisé. Etait-il aussi tout rouge sur le sexe ? J'en doute vu qu'il ne devait pas bosser nu sur le chantier, mais l'idée m'amusa. D'ailleurs, l'idée m'amusa tant qu'elle fit s'exclamer Isabelle :
« Ouah Maxime ! Tu bandes ! T'as pas honte ? »
Je redressai ma tête pour regarder mon maillot de bain distendu. Ah oui, effectivement, elle n'avait pas tort. Puis je rejetai ma tête en arrière pour en revenir au pénis tout chaud de Jérémie. Mais je crois bien que j'ai excité les deux copines. Isabelle me donna un léger coup de jambe :
« Oh Max ! Tu m'écoutes ? Tu bandes devant nous là ! »
« C'est vrai que c'est pas classe... » affirma Gertrude.
Sans en avoir rien à cirer, j'attrapai donc mon short pour sortir mon sexe et le secouer une ou deux fois avant de le ranger à nouveau. Qu'on me laisse tranquille, mince !
Les filles avaient relevé leurs jambes et commençaient à pousser des petits cris de faux embarras.
« Mais t'es fou ? Cavapanan ? » (cavapanan = dédicasse à Sean_Archer du forum Homosexualité et Bisexualité)
Ca ne me faisait ni chaud, ni froid. Je me suis juste dit 'oh flûte' quand Isa à commencé à appeler mon frère :
« Nico ! Au secours ! Y a ton frère qui nous montre sa bite ! »
Mais Nico était bien trop occupé à essayer de noyer Vincent et répondit du tac-au-tac :
« Bah, suce le alors, que veux-tu que je te dise ? »
Ca me fit sourire. Il a assuré sur ce coup là, le frérot !
Et là, les filles sont parties dans leur délire. C'est Gertrude qui commença :
« Arrête. Je crois qu'il en a une plus grosse que Vincent, ce p'tit con ! »
'N'importe quoi...' me dis-je, la tête toujours renversée.
« Mais c'est vrai en plus. » continua Isa « même plus grosse que Nico ! »
'Bon, Nico, je savais déjà que j'en ai une plus grosse, mais Vincent, ça m'étonnerait. Après, je veux bien comparer. Quelqu'un à une règle ?'
Une fois le délire des filles finies, Nico et Vincent remontèrent sur le bateau en prenant bien soin d'éclabousser tout le monde.
« Bon, commence à faire faim là » s'exclama Vincent « Gert', où t'as mis le sac de bouffe ? »
« Hein ? Quel sac de bouffe ? » s'exclama le magasine 20ans.
« Ben les provisions, le pique-nique, le mangiare quoi ! »
« Ah ? Mais c'est toi qui devait l'amener non ? »
Je la sentais bien celle-là encore...
« T'es sérieuse là ? » s'irrita Vincent « Moi je porte, l'huile moteur, les vêtements, les magasines, les bouteilles d'eau et t'es pas fichue de prendre un petit panier pique-nique ? »
« Bah, désolée, non. Si tu me dis pas, je peux pas savoir. » répondit Gertrude en posant son magasine.
« Ah non... mince » s'exclama Vincent avec déception « qu'est ce qu'on bouffe maintenant ? »
« Eh oui, mais eh bon... c'est pas toi qui m'a dit 'tu s'occupes de rien, je s'occupe de tout ?' »
« Bah ouais, mais pour le bateau, pas pour la bouffe ! »
« Et donc ? » demanda Nico « Qu'est ce qu'on fait ? »
« Bah, la bouffe est dans la voiture, mais fait chier de retourner au port... »
« Ouais, mais faut bien qu'on mange » déclara Isabelle.
« Perso » ajoutai-je gentiment « j'ai pas pris de canne à pêche... »
Moment de silence.
« Vous avez tous faim ? » demanda Vincent.
« Bah quand même » répondit Nico.
« Et toi, Max, t'as faim ? »
Pas le moins du monde, mais bon, ça ne me dérangeait pas de retourner au port, justement j'avais également oublié 'quelque chose' à la capitainerie. Je répondis donc :
« Ah Vincent, tu sais pas toi, je crève la dalle, j'en peux plus ! »
« Bon, bah on retourne chercher la bouffe alors » se résigna-t-il.
Tout le retour, je scrutais la capitainerie pour tenter d'entrevoir Jérémie. Mais avec ses brûlures, il devait certainement bosser à l'intérieur pour aujourd'hui. Enfin c'est ce que je croyais. Lorsque l'on entra dans le port, je fus écoeuré de voir mon Jérémie en train de bosser sur le chantier du chalutier, en plein soleil, mais surtout le torse nu et rouge vif !

# Posté le jeudi 12 février 2009 04:48